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Référencement : l’avenir du search en 5 points cruciaux

Deux experts SEO nous aident à décrypter les tendances de demain.

Image by Werner Moser from Pixabay

Nous le savons tous, le SEO est tout sauf une science immuable. De nombreuses « théories » découlent de tests effectués çà et là par les consultants du monde entier. Dans ce domaine, c’est le géant Google qui occupe le siège de chef orchestre et dire que la mélodie change régulièrement est un doux euphémisme. Vous désirez anticiper les futures tendances en matière de référencement naturel ? Nous dévoilons pour vous 5 grands chantiers qui agiteront (qui agitent déjà) le monde du SEO.

Chantier n°1 : Mobile First Indexing

Relativement avare en confidences, la firme de Mountain View a pourtant été très claire sur le sujet. Désormais le ranking et l’indexation des pages se basera sur la version mobile du site et non plus la version « bureau ».

Il est par conséquent indispensable en 2019 d’avoir un site web pensé pour les mobiles. C’est ce que nous confirme Nils Talibart, consultant SEO freelance 

« Quant aux sites qui ne sont toujours pas compatibles mobile, ou dont tout le contenu n’est toujours pas accessible sur mobile, il est plus qu’urgent de s’y mettre dans un contexte d’index mobile first »

Fluidité et user experience

Si vous pensiez qu’avoir une plateforme responsive, c’est à dire s’adaptant aux formats des différents appareils, était suffisant, vous faites donc fausse route.

Il convient aujourd’hui d’offrir une expérience utilisateur optimale en épurant au maximum les pages et en mettant en avant les contenus. Les bandeaux, pop-up et autres sliders doivent ainsi être bannis ou du moins limités au strict nécessaire.

De l’importance de la technologie AMP

La vitesse de chargement est également un critère important pour l’algorithme de Google. La société soutient pour cela la technologie AMP (Accelerated Mobile Pages) qui va charger en prioriter les contenus textuels avant les autres types, améliorant de ce fait la vitesse de loading de la page.

Comment améliorer son ranking grâce au site mobile?
Le petit éclair indique que la page utilise le protocole AMP

Sébastien Thibert, responsable SEO chez Voyage Privé, nous résume ainsi cette première tendance :

« Soigner l’UX, rendre le parcours fluide, instinctif et tester, toujours tester, ne pas seulement se fier à ce qu’on croit être bien ou être mieux. Je mettrais un petit point de focus sur la vitesse du site. »

Chantier n°2 : L’optimisation des images

Une pratique qui peut faire la différence

Autre priorité à venir pour les experts SEO et rédacteurs web : le référencement des images. Pratique souvent négligée, elle peut s’avérer néanmoins très efficace dans des secteurs d’activités précis comme la mode, la déco, le tourisme ou encore les cosmétiques. Le e-commerce.

« Tout dépend du secteur d’activité. Mais, pour certaines entreprises, comme les sites e-commerce ou les sites du domaine du voyage et du tourisme, le trafic provenant de Google Images est loin d’être négligeable. ll faut donc se pencher dessus sérieusement », confie Nils Talibart.

« Appliquer les basiques sur des marchés où ils ne le sont que très rarement peut en effet faire la différence », estime pour sa part Sébastien Thibert.

Les utilisateurs se serviront de Google Images comme ils le pourraient le faire de Pinterest ou même d’Instagram, c’est à dire y chercher de l’inspiration.

Comment référencer une image en 3 étapes?

On ne le répétera jamais assez, mais optimiser le référencement d’un visuel se fait en 3 étapes :

  1. Dès l’enregistrement du fichier, donner lui un nom en rapport avec le thème de l’article et en utilisant des mots-clés (par exemple : deployer-la-fibre-en-france.jpg. Attention pas de majuscule, pas d’accent, pas de chiffre.
  2. Renseigner la balise ALT : poser ici une question d’intention en évitant autant que faire se peut d’utiliser les mêmes mots que dans le nom du fichier (par exemple : Quand sera déployé l’internet très haut débit dans l’Hexagone ?).
  3. Rédiger une légende descriptive et/ou décalée et/ou informative. Là encore, il est conseillé de trouver des synonymes ou des termes issus du même champ lexical que les mots clés utilisés en Alt et Titre.
Comment optimiser le référencement d'un visuel en 3 étapes?
Titre, Légende et Texte alternatif sont les 3 champs à remplir impérativement

Nous obtenons alors une triple optimisation, agrémentée d’une belle diversification sémantique, avec des mots-clés différents mais connexes sur les 3 points.

Néanmoins, le balisage de vos visuels ne doit pas être priorisé outre mesure. « Sur les pages déjà puissantes et positionnées, les images remontent dans l’onglet images sans qu’on ait besoin de faire quoi que ce soit », tempère celui qui se cache derrière Beetle SEO.

Chantier n°3 : La recherche vocale

Avec la démocratisation des enceintes connectées et l’omniprésence de Google Assistant sur nos appareils (on estime à plus de 400 millions le nombre de devices possédant l’assistant vocal), le taux de recherches vocales connait un boom exponentiel.

Adapter le contenu

Cette nouvelle habitude des consommateurs oblige donc les référenceurs à modifier leur approche du contenu. En effet, les requêtes vocales des utilisateurs se faisant sous forme de question longue, certains estiment qu’il est d’ores et déjà nécessaire d’adapter les titres SEO des articles en y incluant des phrases complètes.

Les entreprises devraient également se focaliser sur des expressions « longue traîne » plutôt que des mots-clés spécifiques et enfin privilégier encore plus les formes interrogatives.

Comment les enceintes connectées influent elles sur le SEO?
Dès 2016, Google estimait que 20% des recherches effectuées sur son moteur étaient vocales

Image by Kaufdex from Pixabay

Un sujet qui divise

Malgré tout, le sujet divise. John Mueller, responsable des Google Webmaster Tools, estimait fin 2018 qu’il n’y avait rien de particulier à faire pour optimiser la recherche vocale.

Même son de cloche chez nos deux experts. Pour Sébastien : « un site déjà bien référencé n’a pas besoin de recette magique pour se faire piller son contenu par les assistants(…) »

Nils quant à lui pense que « Pour l’instant, optimiser pour la recherche vocale revient à optimiser pour la position zéro. La démocratisation des enceintes connectées ne change donc pas grand-chose au travail du référenceur (…) »

Chantier n°4 : Google E.A.T

Quelles mesures adopter pour suivre les nouveaux critères Google ?
Le moteur de recherches a publié de nouvelles guidelines à suivre pour être bien vu à ses yeux

On vous arrête tout de suite, Google EAT n’est pas une énième plateforme de livraison de repas à domicile.

Si vous vous intéressez un tant soit peu au SEO, vous savez qu’il s’agit des nouveaux critères introduits par le moteur de recherche le plus utilisé de la planète et que cela signifie :

  • Expertise (Expertise)
  • Authoritativeness (Autorité)
  • Trust (Confiance ou crédibilité)

Montrer son expertise

À une époque pas si lointaine, les rédacteurs pouvaient « se contenter » de produire des contenus assez courts et de qualité moyenne en insérant les mots-clés choisis un maximum de fois. C’est ce qu’on appelle le keyword stuffing dans la langue de Google ou bourrage de mots-clés dans la langue de Qwant (le moteur de recherche français, pas le philosophe allemand…)

Vous l’aurez compris, cette période est révolue. Même si les mots-clés ont toujours une importance capitale, Google va aujourd’hui s’intéresser à ce que contient réellement le texte et analyser sa pertinence.

  • Est ce que l’article traite d’un sujet en profondeur et répond aux questions posées par les internautes ?

Voilà ce que va se demander le moteur de recherches. Si c’est le cas c’est gagné.

C’est ce que nous confirme Sébastien Thibert :

« Soigner de plus en plus ses contenus éditoriaux pour qu’ils répondent aux intentions des utilisateurs. »

Et Nils Talibart :

« (…) plus que jamais, il est important de placer l’intention de recherche de l’internaute au cœur de la réflexion sur la rédaction et l’optimisation des contenus. »

Faire autorité en la matière

Afin de pouvoir être considéré comme une sommité sur un sujet, il faut accroître votre autorité. Cela peut se développer sur les forums de discussion, sur les réseaux sociaux, aux travers de conférences, de vidéos ou de livres blancs par exemple mais également via les backlinks.

Et c’est là que le lien (sans mauvais jeu de mots) se fait avec l’expertise. Plus vos contenus seront qualitatifs plus ils seront partagés et meilleure sera votre autorité.

Ça, Google, il aime bien.

Être crédible

Le dernier critère fait essentiellement référence à la sécurité des internautes et de leurs données.

  • La navigation est elle sécurisée ?
  • Comment les transactions sont-elles cryptées ?
  • Quid des mentions légales ? Etc…

Chantier n°5 : Google Discover

Cinquième et dernier chantier : Google Discover. Ex Google Now et The Feed, la dernière fonctionnalité du géant américain devrait donner du grain à moudre aux référenceurs dans les prochains mois à venir.

Lancée en septembre 2018 aux USA, cette fonction est pour le moment cantonnée à l’application, mais devrait être déployée à la homepage desktop et mobile dans un avenir proche.

Elle proposera aux internautes des contenus pertinents personnalisés avant même qu’il n’ait fait la moindre recherche. 

Comment tirer profit du nouvel outil de la firme de Mountain View?
Quelques exemples d’articles mis en avant sur la page d’accueil via Discover

Récemment, Google a ajouté Discover à sa Search Console, permettant ainsi d’obtenir des statistiques détaillées comme le nombre d’impressions ou le CTR.

Ainsi pour Nils Talibart :

« Il faut prendre le temps de se pencher dessus, d’analyser les données à sa disposition, et de voir comment Google Discover peut être une opportunité pour générer plus de trafic – bien que l’on manque encore de recul sur le sujet. »