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Qu’est-ce que le métier de growth hacker ?

Les techniques de guerilla marketing !

Le growth hacking est aux entreprises, ce que le dopage est aux sportifs : un ensemble de solutions marketing pour améliorer, de façon rapide et brutale, les résultats. Faut-il s’adonner à ce dopage digital ?

Qu’est-ce que le growth hacking ?

Définition du growth hacking ?

Le growth hacking est un ensemble de techniques marketing utilisées concomitamment, qui visent à favoriser la croissance rapide d’une entreprise.

Le « piratage de croissance » a été théorisé en 2010 par un Américain du nom de Sean Ellis, employé de Dropbox. C’est la culture d’un état d’esprit ouvert, innovant, sans limites ni carcans, visant à mettre toutes les techniques utiles pour favoriser l’expérience client et le développement d’une entreprise ou start-up.

Qu'est-ce que le growth hacking ?
Growth hacker = alchimiste ?

« La liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut. »

Jean-Paul Sartre – Philosophe

Les missions du Growth Hacker

Aucune limite ne doit contraindre l’expansion de la société ou du produit ou service proposé. Toute idée, innovation, pertinente pour le client final et surtout pour la start-up doit-être utilisée. Dut-t-elle flirter avec les limites de la déontologie…

Les Pirates de Croissance raisonnent la plupart du temps selon la matrice AARRR : Acquisition > Activation > Rétention > Revenus > Références

Quelles sont les missions d'un Growth Hacker ?
Le AARRR en détails.

Les dérives et pratiques du Growth Hacking

Les Américains, créateur du concept de « piratage de la croissance » ne sont pas connus pour leur angélisme économique. Plusieurs sociétés telles que Dropbox, Airbnb, Facebook ou encore LinkedIN utilisent le Growth Hacking et le tunnel de conversion AARRR.

Pour quelles raisons ?

Mais c’est pourtant simple : parce que ce sont de gentils investisseurs qui sont au commande de ces mastodontes et qu’ils ne veulent que le bonheur de leurs usagers. Ils privilégient donc « l’expérience client ».

Quelles sont les dérives du Growth Hacking ?
Tout n’est pas rose dans le Growth Hacking…

Parmi les dérives les plus courantes, nous pouvons citer :

  • Le spamming : et oui, des marketeurs peu scrupuleux continuent d’utiliser cette méthode proscrite.
  • L’e-mailing ciblé : avec des adresses obtenues de façons parfois peu orthodoxes.
  • Le fameux e-book offert : surtout proposé pour obtenir des leads (voire revendre les listes de contacts…)
  • La recherche du buzz à tout prix : viser la viralité sur les réseaux et entretenir la (supposée) flamme de l’amour avec ses clients ou prospects.

Vous souhaitez construire la notoriété de votre marque sur des bases solides ? Grandir avec votre start-up et gagner de l’argent avec elle ?

Évitez les nombreux outils disponibles sur le web, qui permettent d’aspirer les informations de contact et privilégiez plutôt l’éthique et la déontologie marketing. Sollicitez intelligemment vos prospects et proposez leur une véritable expérience client. De l’humour, de l’innovation, de la sincérité vous permettront de vous constituer alors une base de clients solide, sur laquelle vous pourrez compter.

« Votre site web n’est pas le centre de votre univers. Votre page Facebook n’est pas le centre de votre univers. Votre application mobile n’est pas le centre de votre univers. Le client est le centre de votre univers. »

Bruce Ernst – LeadID

Le point de vue du pro : l’avis de Dorian Polizzi fondateur de l’agence de communication Dadzcover

dorian polizzi interview
Dorian Polizzi

Ce jeune entrepreneur azuréen a fondé son agence de communication en 2013. Graphiste de formation, il nous propose son analyse sur le Growth Hacking.

« Je compare les dérives actuelles du growth hacking aux campagnes publicitaires peu scrupuleuses qui fleurissaient dans les boites aux lettres de nos parents et grand-parents dans les années 80. Ancêtre du spam, le publipostage était un des seuls leviers de marketing agressif avec la téléprospection. Cela permettait d’essayer de vendre du rêve … »

L’époque a tout de même changé. Pourquoi des majors se livreraient-elles à de telles pratiques ?

« C’est avant tout une question générationnelle. Les entreprises qui pratiquent le marketing agressif ou pirate se sont simplement adaptées aux nouveaux supports de communication. Auparavant, l’objectif marketing consistait à obtenir des adresses postales, aujourd’hui elles ont été remplacées par les adresses e-mails qualifiées. Ce qui fonctionne encore pour les poids lourds du secteur, parce qu’ils ont la notoriété suffisante, risque de bientôt lasser la grande majorité. La force de frappe financière des majors leur permet de continuer, pour l’instant, les techniques de growth hacking. »

As-tu eu des clients qui t’ont demandé de leur proposer des plans de Growth Hacking ? Acceptes-tu de répondre à de telles demandes ?

« Je refuse systématiquement pour trois raisons principales. Je crois tout d’abord en la stratégie de contact à 360°. Celle qui favorise la proximité avec le client en ligne et hors -ligne. Je vois les clients et prospects comme une communauté à fédérer autour d’une marque ou d’un service. Enfin, je pense que pour parvenir à mener des campagnes de growth hacking efficaces, il est préférable de les réaliser en interne, avec un service dédié à 100%.

Et la troisième raison ?

« L’automatisation des taches engendrées par le piratage de croissance… Je préfère mille fois travailler une stratégie marketing sur-mesure plutôt que d’utiliser des recettes génériques ! »